Initiation à l’édition musicale : Quelques bases sur l’éditeur de musique

Maintenant qu’on a un petit peu fait connaissance, passons au sujet qui nous intéresse : L’édition musicale (music publishing pour les anglophones).

J’ai constaté que l’édition musicale paraissait floue pour pas mal d’artistes et d’auteur(e)s et c’est un problème ! J’espère qu’à la fin de ta lecture tu comprendra mieux pourquoi ça en est un (et surtout que tu seras curieux/se de revenir). Pour comprendre l’édition musicale, il faut d’abord comprendre  le rôle de l’éditeur de musique.

Les 4 notions juridiques clés que tu devrais connaître  :
  • La propriété intellectuelle : Le code de la propriété intellectuelle est LA Bible juridique, elle regroupe les articles de loi qui régissent les droits des créateurs. Le métier d’éditeur est y est réglementé de manière assez précise, il est libre d’accès (ici).

 

  • Le droit d’auteur : C’est l’ensemble des droits dont dispose un auteur ou un ayant droit ( formulation juridique pour parlé d’une personne qui à un droit). Il encadre les interdictions et les autorisations des œuvres. Il se distingue en deux catégories : Le droit moral et le droit patrimonial.

 

  • Le droit patrimonial : C’est la catégorie du droit d’auteur qui donne le droit d’interdire ou autoriser l’exploitation d’une oeuvre. Ils durent 70 ans après la mort de l’auteur, après ça elle tombe dans le domaine publique. C’est ce droit qu’exploite un éditeur de musique.

 

  • Le droit moral : C’est la catégorie du droit d’auteur qui reconnaît la paternité et le respect de l’oeuvre. il ne peut pas être vendu, acheté, ni même cédé  et  il n’a pas de délai.
Comprendre le rôle de l’éditeur

Plusieurs fois, on m’a demandé quelle  était la différence entre un éditeur et un producteur, ou encore un éditeur et un manager. L’éditeur génère des revenus grâce à l’œuvre tandis que le manager génère des revenus grâce à l’artiste. Il est d’ailleurs important de ne pas confondre l’artiste et l’auteur qui peuvent être deux personnes bien différentes (je sais que tu sais mais juste au cas où). L’éditeur de musique s’assure de la création et de la diffusion de la forme dématérialisée de l’œuvre (les paroles et l’instrumental). Pendant  que le producteur de son coté s’assure de la création et de la diffusion de l’œuvre matérialisée (l’enregistrement). L’éditeur possède un rôle administratif (dépôts des œuvres, suivi de déclaration Sacem), artistique (conseils, séminaires) et  financier (avance).

 

L’auteur et l’éditeur sont liés de façon contractuelle et légale :

L’éditeur est tenu d’assurer à l’oeuvre une exploitation permanente et suivie et une diffusion commerciale, conformément aux usages de la profession.

(c’est pas moi qui le dis, c’est la loi ! )

 

Il est de plus en plus fréquent de voir des producteurs ou des managers qui proposent des contrats d’édition. Il faut donc être très vigilant ! Signer un contrat d’édition autorise quelqu’un à posséder 50%  de ses droits d’auteur sur une oeuvre. Un contrat d’édition est un engagement important à ne jamais prendre à la légère (N’hésites pas à investir pour t’adresser à une personne compétente, tes héritiers te remercieront). Signer un contrat d’édition musicale ne signifie en aucun cas que l’auteur renonce à ses droits. Le contrat fait seulement office de mandat qui permet à l’éditeur d’agir. Le travaille d’un éditeur est de faire vivre l’oeuvre,  de lui trouver différents types d’exploitations :  Placements, synchronisation, exploitation graphique etc. L’édition musicale travail à l’éternité des œuvres ! (Il fallait que je la place)

 

N’hésites pas à me poser tes questions dans les commentaires ou en privé. Y-a t’il des points que tu aimerais que j’approfondisse ?

 

Articles similaires

Commencez à saisir votre recherche ci-dessus et pressez Entrée pour rechercher. ESC pour annuler.

Retour en haut