L’ éditeur de musique : Que fait-il concrètement ?

Maintenant qu’on a vu les bases, rentrons un peu plus dans le concret.

Nous l’avons vu précédemment, le métier d’éditeur de musique est régie par le code de la propriété intellectuelle.  Avant de commencer, je pense que c’est important qu’on établisse quelques définitions communes :

 

Oeuvre : La création immatérielle de l’auteur ou du compositeur

 

Auteur : Créateur de l’œuvre.  Il est adaptable également aux compositeurs

 

Interprète : Interprète d’une oeuvre sans en être l’auteur 

 

Artiste : Créateur et interprète de l’oeuvre (J’entends déjà ceux qui pensent que pour être artiste, ce n’est pas nécessaire d’écrire ses textes… Ce débat sera pour un autre jour)

 

L’éditeur de musique est souvent un partenaire des débuts.

Il accompagne l’artiste parfois même avant la création de l’oeuvre. Il offre un accompagnement artistique en lui donnant accès à des ateliers d’écriture, des séminaires ainsi qu’un accompagnement financier tel qu’une avance ou encore de l’achat de matériel. Contrairement aux autres partenaires qui arrivent toujours après la création de l’œuvre. L’ éditeur de musique a pour rôle d’élaborer des stratégies de mise en valeur de l’œuvre. L’éditeur de musique a pour mission principale de permettre à l’oeuvre de déployer son potentiel commercial.

 

Les 3 principaux types d’exploitation d’une oeuvre par un éditeur de musique :  
  • Le song pitching : Il s’agit du terme technique qui désigne le placement de texte. L’éditeur se charge de proposer des œuvres à des interprètes plus ou moins connu/es.  

 

  • La synchronisation ou le song plugging : il s’agit du placement d’une oeuvre musicale au sein d’une oeuvre audiovisuelle (publicités, films, jeux vidéos).

 

  • L’exploitation graphique : il s’agit de la transcription écrite de l’oeuvre. L’édition graphique désigne l’édition de partitions ainsi que l’exploitation des paroles. 
 La Sacem est le partenaire indispensable des auteurs, compositeurs et éditeurs.

Mais pour pouvoir profiter des revenus de ces exploitations, il y a une étape obligatoire et primordiale L’INSCRIPTION À LA SACEM ! (Je crie pour être sûre que tu vas bien le lire, on est en 2020 et j’entends encore des artistes qui font des scènes et qui me disent qu’ils ne sont pas inscrits à la Sacem). Pour s’inscrire à la Sacem il n’est pas nécessaire d’avoir un éditeur mais si tu as un éditeur c’est à lui de se charger de l’aspect administratif. (Je t’invite à aller sur le site voir si tu remplis les conditions et si c’est le cas inscrits-toi ! Et si tu as quelqu’un qui prétend être ton éditeur et qu’il ne t’a pas inscrit, vire le et appelle moi). Si tu es uniquement interprète ce n’est pas à la Sacem que tu dois t’adresser mais à l’ADAMI.

 

L’éditeur de musique s’occupe de déclarer les œuvres de l’artiste et de tracker les revenus aussi bien en France qu’à l’étranger. Il s’assure de l’exactitude des relevés Sacem. Son rôle est d’offrir à l’auteur/e ou artiste les meilleurs conditions pour générer le plus de droits d’auteurs possibles. Il faut savoir que le disque et la scène génèrent également des droits d’auteur mais que ces opportunités ne sont pas gérées par l’éditeur de musique. Le rôle de l’éditeur de musique demande du temps et de l’investissement sur du long terme :

 

 

“L’éditeur est tenu d’assurer à l’œuvre une exploitation permanente et suivie et une diffusion commerciale, conformément aux usages de la profession” 

 

Il est impératif de bien choisir son éditeur. 

Soit pendant toute la durée durant laquelle le droit d’auteur s’applique (la vie de l’auteur plus 70 ans). Il est important de savoir que ce devoir d’exploitation de l’œuvre ne s’applique qu’au oeuvre ayant fait l’objet d’un contrat d’édition, même dans le cadre d’un pacte de préférence (on en parlera de ça aussi). La qualité de la relation entre l’auteur et l’éditeur repose sur un aspect également relationnel.   Le reproche le plus fréquents fait aux éditeurs, est leur passivité. Les droits d’auteurs représentent un revenu considérable et de plus en plus convoité. Ces revenus sont le fruit d’un travail mené en amont. Le métier d’éditeur musical est un métier de développement et de patience. Un “bon” éditeur se distingue par sa proactivité et sa volonté défendre une oeuvre sur du long terme car il travaille à l’éternité d’une oeuvre (Promis, je le dirais plus). 

 

Le métier d’éditeur est-il plus clair pour toi maintenant ? Penses-tu qu’un éditeur te serait utile ? 

 

 

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