La clearance : Qu’est ce que c’est ?

La Clearance est le processus d’obtention des droits d’utilisation d’une musique.

Le « prix » d’une œuvre est déterminée par les ayants droits de manière arbitraire. Qu’on s’entende bien, ici l’acte d’achat ne permet pas d’acquérir la priorité mais seulement un droit d’utilisation. La licence est l’autorisation donnée par les détenteurs de l’œuvre à l’issu des négociations. Le prix est fixé selon de nombreuses conditions :

  • La durée utilisée
  • Le territoire
  • Le type d’usage

Et bien évidement la popularité de l’artiste et de l’œuvre choisie. Il est évident que demander l’autorisation d’utiliser du Jewel Usain ne coûte pas le même prix que d’utiliser du Ninho (si tu ne connais pas le premier rappeur que je viens de te citer, tu as tord !).

 

La clearance est souvent  la tâche la moins appréciée des éditeurs.

Demander l’autorisation d’utilisation d’une œuvre c’est d’abord identifier l’ensemble des ayants droits et obtenir l’autorisation de chacun d’entre eux (un vrai travail de fourmi). C’est souvent là que les choses se compliquent, il suffit qu’un seul ayant droit  refuse pour que l’opération soit avortée. La clearance est nécessaire pour toute incorporation d’une œuvre pré-existante dans une nouvelle œuvre. Les exploitations les plus souvent associées à la clearance sont le sampling et la synchronisation (on aura l’occasion d’en reparler). Dans les deux cas, il est nécessaire d’obtenir une autorisation des ayants droits de l’oeuvre ainsi que celle du producteur.

 

Pour simplifier le processus de clearance, il existe l’alternative de l’interpolation.

L’interpolation est souvent utilisée face à un refus d’autorisation ou lorsque la somme demandée semble excessive. Plutôt que de prendre l’échantillon de l’oeuvre originale, l’œuvre est réenregistrée. Ainsi plus besoin de clearer (je me permets d’inventer des mots mais tu as compris l’idée) les droits du master.

 

Certains font le choix délibéré de faire l’impasse sur le processus de clearance.

La logique est d’utiliser l’oeuvre sans autorisation en espérant ne jamais se faire prendre. Dans d’autres cas, le producteur est tellement certain de son succès qu’il ne veux pas risquer un refus.  Avoir un tube c’est faire des scènes, avoir plus de visibilité, avoir plus de promo, goûter aux prémices de la gloire. Déclarer qu’on utilise un extrait ou une oeuvre préxistante est essentiel au niveau juridique (droit moral)  sans parler de l’aspect financier  (mettre en crédit sur Youtube c’est bien beau mais ça paie pas les factures).

 

Pour éviter la clearance, le moyen le plus simple reste de faire le choix d’une création originale !

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles similaires

Commencez à saisir votre recherche ci-dessus et pressez Entrée pour rechercher. ESC pour annuler.

Retour en haut