La Sacem face au covid-19

A moins de venir d’une autre galaxie tu sais déjà ce qu’est le coronavirus ou le covid-19. (Oui je sais… mais il fallait bien que j’en parle un jour). Je vais t’épargner l’introduction « film catastrophe » avec la présentation du virus et les chiffres clés. Allons donc directement  à ce qui nous intéresse :  La Sacem face au Covid-19.

Le mouvement #Scènefrançaise

Suite à l’arrêt d’activité provoqué par le covid-19, la Sacem a lancé #Scènefrancaise. La société des auteurs, compositeurs et d’éditeurs de musique invite tous les acteurs du secteur à utiliser le hashtag. L’initiative vise à initier un mouvement de solidarité envers les artistes français. Les radios et les plateformes semblent avoir déjà suivi le mouvement avec des programmations et une offre éditoriale plus francophones (personnellement, je n’ai pas senti de différence). Au cours de cette crise la place des plateformes de streaming n’a jamais été aussi centrale. Au-delà de l’incitation à consommer plus locale, certaines plateformes ont décidé de verser des aides financières à leur adhérents. Les institutions de la musique se mobilisent et mettent en place des dispositifs exceptionnels. La Sacem a mis en place un fond de détresse ainsi qu’un accès à des avances exceptionnelles de droits d’auteur. Mais plus que d’anticiper la baisse des revenus de 2021, elle tente de s’adapter aux usages alternatives.

Le succès des livestreams

Les exécutions publiques dans le contexte du covid-19, ont trouvé une alternative dans les prestations en direct. Ce qui était alors un moyen de garder le contact avec son public semble être désormais une nouvelle source de revenus. Après les pertes des revenus du physique, ce sont les revenus du live qui représente le plus gros manque à gagner pour l’industrie musicale actuellement. La Sacem a annoncé il y a quelques jours « une rémunération exceptionnelle de droits d’auteur spécialement adaptée à la diffusions des livestreams ». Les accords de la Sacem avec Google et Facebook ne concernaient jusqu’alors pas le spectacle-vivant. Mais à partir du 1er Juin 2020, les adhérents pourront déclarer leurs lives musicaux effectués depuis le 15 mars 2020. Le calcul des droits se fera selon la durée et le nombre de vues.

Et après ?

La crise a été l’occasion de réflexions et d’usages qu’ils seraient intéressant, de  poursuivre après la reprise des concerts. Il parait normal que la logique de protectionnisme culturel actuel se poursuive. Cette logique sera peut-être l’occasion pour les artistes de repenser leur communication et leur rapport à la scène de manière plus locale. Il parait aussi essentiel d’établir une réglementation définitive et permanente de la rémunération des prestations livestreams. Il serait également bienvenu que plus que de faire des dons, les plateformes agissent sur le long terme. Quel meilleur moyen que de consentir à une revalorisation des rémunérations versées par stream ?

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