L’édition musicale en Afrique : Le manque à gagner des revenus du droit d’auteur

J’ai eu envie d’aller voir ce que l’Afrique représente en terme de droits d’auteurs.

Je suis tombée sur l’article de Billboard sur  la signature d’Universal Music Publishing  avec le label nigerian Aristokrat Record (qui a découvert Burna Boy et travaille aujourd’hui avec des artistes tel que  la chanteuse T’neeya ou encore le beatmaker  Kel-P). J’ai réalisé que je n’avais aucune idée du secteur de l’édition musicale en Afrique. Donc j’ai décidé de faire quelques petites recherches, mais au final j’y ai passé des heures… Rassures toi je ne vais pas te noyer sous les sources et les infos, juste te partager un peu de ce que j’ai appris (inutile de me remercier).

 

Dans le dernier « Global Music Report 2020 » synthèse des principaux chiffres du marché mondial de la musique enregistrée. Le document nous propose une rapide synthèse sur les territoires suivants  :

– L’Asie

– L’Australie

– L’Europe

– L’Amérique latine

– Les États-Unis & le Canada

Dans ce document aucune mention chiffrée de l’Afrique, Surprenant ! Ça n’a l’air de rien mais j’ai trouvé ça significatif. Surtout quand on sait qu’il existe des organismes comme la confédération internationale des sociétés d’auteurs et compositeurs qui agissent activement en Afrique et qu’ils possèdent des donnés chiffrées. J’ai donc continué à chercher. Le rapport du Bureau Export m’a donné quelques informations chiffrées mais elle ne se rapportaient à l’export de la musique française (logique en même temps). Mais on y constate déjà la difficulté de répertorier des données en Afrique.  Même la CISAC (je t’en ai parlé au début) peine à rassembler le continent,

Selon le SNEP, L’Afrique représente 2% des revenus de l’industrie musicale mondiale.

La musique représente une source de revenus qui se chiffre en milliard d’euros.  J’ai donc du mal à comprendre pourquoi on laisse autant d’argent dormir (il dort pas, il ronfle). C’est sûrement pour cette raison que beaucoup d’artistes africains adhèrent à des sociétés de gestion collective étrangères. Mais encore faut il que l’œuvre soit exploitées dans des pays aux données accessibles. L’exemple qui me vient en tête est celui de Blick Bassy. Je vous invite à écouter son dernière album, j’aurai bien dit que je l’adore mais on adore que… comprendra qui pourra. Il s’agit d’un artiste camerounais qui chante en dialecte (bassa’) signé dans un label français (Tôt ou tard) et est sociétaire à la Sacem ( Tu n’aimeras peut être pas toujours les découvertes musicales que tu feras mais l’important c’est que tu gardes l’esprit ouvert). Son modèle va probablement devenir la norme dans quelques années en Afrique. A l’image de ce qui est fait par Universal Publishing.

Depuis quelques années, les majors investissent le marché africain.

La dématérialisation de la musique semble représenter une opportunité pour les artistes africains. Internet leur permet de s’exposer et parfois exploser à l’international à l’image d’un Rema, ainsi que de générer des droits mais leur perception constitue une réelle difficulté pour le continent. Le manque de traçabilité des revenus des droits d’auteur est une perte économique énorme surtout pour les créateurs. La CISAC travaille au déploiement du système de rémunération de la copie privée en Afrique. 

 

D’après toi que faut-il faire en priorité ? Structurer ou développer les sources de revenus en Afrique ? As-tu écouté les liens ? As-tu découvert des artistes grâce à cette article ?

 

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